Christine LARA entre Lettres et mots

Herehupe, une vie pour oublier

 

 

Deux temps, trois mesures....

 

 

Amour,

J’ai si souvent rêvé d’une aurore éternelle

Qui m’envelopperait de sa délicate, aile

Et je voulais dormir au sein de ce désir

Oublier d’exister et ne point revenir

Dans ce silence imbu des amours refusées,

Dans ces amères nuits dont j’ai tant abusées

Dans l’ignoble tourment qui m’a tant fait gémir.

Enfermée dans mes doutes et sans jamais frémir

Je demeurais alors dans l’unique tristesse

Ignorant tout à fait l’inconstante tendresse

Et puis tu es venu m’apporter ta lumière

Changer mes horizons en allégresse fière

Transformer mes démons en paillettes d’espoir

Et promettre à mes peurs que plus jamais le soir

Elles n’envahiraient l’espace de mon âme.

Et c’est bien toi, Amour, qui offris à ta dame

Et ce rêve interdit et bientôt consommé

Et ce mot bien trop dit pourtant jamais nommé

Qui nos craintes, trahit dans la folle spirale

D’amour et de désir à l’heure vespérale

Où nos corps se prendront et se perdront heureux

Où la raison fuira nos ébats amoureux

Nos corps s’enflammeront de cette longue attente

Et nous partagerons la jouissance exaltante

Dans un cri de bonheur consommant le désir

Que nous avons nourri nous laissant éblouir

Tu fais vibrer ce cœur que seule la souffrance

Avait alors touché bannissant mon enfance

Et puis tu es venu peut-être juste un jour

M’offrir tout un panier des roses de l’amour.

                                          Christine LARA  18 juin 2016

 

 

 

                                                         Herehupe, mon amour

 

Dans ce monde affolé, les êtres se perdent

Dans ce monde esseulé où les âmes se terrent,

Tu es venu à moi insouciant et si beau,

Portant dans ton regard les prémisses

D’une vie imprévue et si belle.

Tu m’as offert la clef d’un univers si doux ;

Nous avons partagé des rêves vraiment fous

Que tu construis en souriant, tout simplement

Chassant mes peurs fébriles et mes doutes impuissants

Tu es venu à moi, insouciant et si beau

M’ouvrir la porte d’un monde à deux

Si je recule parfois, c’est que l’éclat de ce bonheur

Est trop nouveau pour moi habituée à l’ombre de l’oubli.

C’est avec toi que je veux être, dans tes bras, enfouie.

Christine LARA

23 juillet 2016